L’exclusion quasi systématique de la société civile congolaise des pourparlers de paix continue de produire des accords largement technocratiques, souvent négociés entre acteurs étatiques et groupes armés, mais profondément déconnectés des réalités vécues sur le terrain. Cette approche limite la portée des engagements pris et affaiblit leur acceptabilité auprès des communautés directement affectées par les conflits.
En l’absence de représentants des victimes, des organisations locales, des leaders communautaires ou des structures citoyennes, les accords manquent de mécanismes crédibles de responsabilisation et de suivi. Ils peinent ainsi à répondre aux enjeux sociaux, fonciers, économiques et sécuritaires qui alimentent durablement l’instabilité, notamment dans l’Est du pays.
Pour de nombreux acteurs congolais, une paix durable ne peut être construite sans l’implication active de la société civile, dont le rôle est essentiel pour ancrer les engagements dans les réalités locales, renforcer la confiance et assurer un contrôle citoyen de leur mise en œuvre. Sans cette inclusion, les processus de paix risquent de rester formels, fragiles et voués à l’échec, au détriment des populations congolaises.
La Rédaction







