Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a livré sa première réaction après la reconnaissance par le Rwanda de sa collaboration dite « sécuritaire » avec l’AFC/M23. Pour le Chef de l’État congolais, cet aveu marque un tournant majeur dans la lecture internationale de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Cet aveu constitue un tournant majeur : il réduit l’espace du déni, clarifie les responsabilités et oblige chacun à passer des exhortations aux mécanismes d’exécution — ceux du droit international, ceux des résolutions du Conseil de sécurité, et ceux des engagements politiques librement souscrits », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le Président de la République a toutefois tenu à rappeler les lignes rouges de la RDC, soulignant qu’aucune justification ne saurait légitimer les violations de la souveraineté congolaise.
« Mais permettez-moi d’être parfaitement clair sur ce point : aucune cause, aucun récit, aucune justification sécuritaire ne peut légitimer l’occupation de fait, les administrations parallèles, les déplacements forcés, ni la prédation des ressources, au détriment d’un État membre des Nations Unies », a-t-il martelé.
Par cette déclaration, le Chef de l’État réaffirme la position constante de Kinshasa, appelant à l’application effective du droit international et des résolutions pertinentes, tout en exigeant que les responsabilités soient clairement établies face aux violations constatées sur le territoire congolais.
MBIYE GRÂCE G.







