Home / La une / Le Service de renseignement extérieur russe accuse la France de préparer des « coups d’État néocoloniaux » en Afrique

Le Service de renseignement extérieur russe accuse la France de préparer des « coups d’État néocoloniaux » en Afrique

Dans un communiqué diffusé lundi 2 février, le Service de renseignement extérieur de la Fédération de Russie (SVR) affirme que le gouvernement français chercherait, selon ses services, à orchestrer des coups d’État qualifiés de « néocoloniaux » dans plusieurs pays africains.


Selon cette déclaration, Paris serait engagé dans une stratégie de ce que le SVR décrit comme une “revanche politique” sur le continent, visant à renverser des dirigeants qu’il considère comme « indésirables ». L’agence de renseignement russe affirme que ces actions découleraient d’une volonté de restaurer l’influence française là où, selon elle, celle-ci aurait récemment reculé.

Le communiqué cite notamment une tentative de coup d’État au Burkina Faso le 3 janvier 2026, qualifiée par le SVR d’implication française. Il y est allégué que les mutins cherchaient à assassiner le président Ibrahim Traoré, présenté comme un leader engagé dans la lutte contre ce que Moscou appelle le “néocolonialisme”. Les autorités françaises n’ont pas confirmé ces allégations.

Le SVR poursuit en pointant du doigt des troubles dans d’autres États de la région sahélienne. À Mali, l’agence évoque des attaques contre des camions-citernes et des tentatives de blocus visant, selon elle, à créer un climat propice à un renversement du président Assimi Goïta. En République centrafricaine, la déclaration évoque une volonté de Paris de « semer le chaos », sans fournir de détails précis.

Le texte mentionne aussi Madagascar, où un gouvernement issu des élections d’octobre 2025, favorable à un renforcement des relations avec le groupe des pays des BRICS, serait, d’après le SVR, la cible d’efforts français pour “rétablir un régime loyal”.

Dans son communiqué, le SVR critique la politique africaine de la France en des termes très durs, dénonçant une stratégie qu’il juge non seulement agressive mais également susceptible de s’appuyer, selon lui, sur des alliances avec des groupes armés locaux et le soutien matériel y compris des drones et des instructeurs d’États tiers.

À ce stade, aucune confirmation indépendante de ces allégations n’a été fournie par des sources internationales ou par les autorités françaises. De telles affirmations s’inscrivent dans un contexte de vives tensions géopolitiques entre Moscou et Paris, notamment autour des positions respectives sur le rôle et la présence militaire occidentale en Afrique.

Des responsables français ont par ailleurs précédemment critiqué l’impact de l’intervention russe dans la région du Sahel, notamment au Mali, tout en rappelant l’importance d’une approche multilatérale face aux défis sécuritaires dans la zone.


Rédaction

Étiquetté :

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *