À Kinshasa, la première édition des Conférences annuelles du Service public (CASP 2025) a mis en exergue les enjeux de la modernisation de l’administration congolaise.
Invitée à intervenir sur le thème « Intelligence artificielle et efficacité du service public : le cas de l’Éducation nationale », la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a pris part à un panel stratégique aux côtés de ses homologues de la Santé publique et du Commerce extérieur, dans un cadre piloté par l’École nationale d’administration (ENA), sous la tutelle du ministère de la Fonction publique.
Dans son allocution, Raïssa Malu a plaidé pour une intégration réfléchie et responsable de l’intelligence artificielle au sein du système éducatif. Loin de toute substitution à l’humain, l’IA, a-t-elle souligné, doit être conçue comme un outil d’appui au service des enseignants, des inspecteurs et des administrateurs.
Elle a insisté sur le renforcement de l’administration éducative du secteur Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, condition essentielle pour garantir une utilisation éthique, performante et durable des technologies numériques dans l’éducation.
Pour illustrer cette vision, la Ministre d’État a mis en avant l’exemple de la correction automatisée des épreuves de l’Examen d’État, une innovation développée localement qui améliore la rapidité, la traçabilité et la fiabilité des résultats, tout en préservant le rôle central des inspecteurs.
La visite du stand de l’Éducation nationale, marquée par une démonstration scientifique, a permis de présenter les nouvelles orientations pédagogiques ainsi que les efforts de formation et de modernisation inscrits dans le plan quinquennal 2024-2029, affirmant l’ambition d’une éducation congolaise résolument tournée vers la souveraineté numérique et l’efficacité du service public.
La Rédaction







