Il y a vingt-cinq ans, jour pour jour, la République démocratique du Congo perdait son président, Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001 à Kinshasa.
Cet événement tragique a profondément marqué l’histoire politique du pays, mettant brutalement fin au parcours d’un homme qui avait incarné une rupture majeure dans la gouvernance congolaise à la fin du XXᵉ siècle.
Né le 27 novembre 1939 à Jadotville, actuelle ville de Likasi, Laurent-Désiré Kabila s’est imposé comme une figure centrale de la lutte politique congolaise.
Engagé dès les années 1960 contre le régime du maréchal Mobutu Sese Seko, il accède au pouvoir en mai 1997 après avoir renversé ce dernier à l’issue de la première guerre du Congo, à la tête de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda.
Son accession à la magistrature suprême ouvre une nouvelle phase de l’histoire nationale, rapidement confrontée à de lourds défis. En 1998, sa décision d’exiger le départ des troupes étrangères déclenche la deuxième guerre du Congo, opposant son gouvernement à plusieurs mouvements rebelles soutenus par ses anciens alliés, notamment le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et le Mouvement de libération du Congo (MLC).
C’est en pleine tourmente sécuritaire qu’il est assassiné, le 16 janvier 2001, par l’un de ses gardes du corps. Son fils, Joseph Kabila, lui succède quelques heures plus tard.
Surnommé « Mzee », terme swahili signifiant le Sage, Laurent-Désiré Kabila demeure une figure emblématique de la souveraineté congolaise.
Élevé au rang de héros national, il reste, vingt-cinq ans après sa disparition, au cœur de la mémoire collective et du débat historique en République démocratique du Congo.
Dorcas Kapinga







