L’Inspection Générale des Finances (IGF) amorce un tournant stratégique majeur dans son mode de contrôle des finances publiques. Lors de sa première conférence de presse tenue mercredi, l’inspecteur général chef de service, Christophe Bitasimwa, a annoncé l’abandon progressif de la « patrouille financière » au profit d’un contrôle systémique reposant sur la donnée, la traçabilité et l’intelligence artificielle.
Selon Christophe Bitasimwa, l’ancien modèle de contrôle était devenu trop lourd, coûteux et produisait des effets jugés peu durables. L’IGF entend désormais privilégier une approche préventive, automatisée et fondée sur l’analyse des risques afin d’améliorer l’efficacité du suivi des finances publiques et de la protection du patrimoine de l’État.
Cette réorientation s’inscrit dans le cadre du plan stratégique triennal 2026-2028 de l’institution, évalué à 39 millions de dollars américains, dont 22 millions sont déjà mobilisés. Le programme repose sur six axes prioritaires, parmi lesquels figurent la transformation digitale, le contrôle basé sur les risques et le renforcement des mécanismes de gouvernance publique.
À travers cette réforme, l’IGF ambitionne de moderniser ses méthodes d’intervention et d’adapter le contrôle public aux nouveaux enjeux technologiques et financiers.







