Au moins quatorze civils ont été tués et plusieurs autres portés disparus lors de nouvelles attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), survenues dans la nuit de samedi à dimanche 31 mai au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori, en ville de Beni, au Nord-Kivu.

Selon des sources locales, les assaillants ont d’abord ciblé un campement des membres de la communauté pygmée où plusieurs personnes ont été exécutées à l’arme blanche, avant de poursuivre leur incursion dans d’autres parties du quartier Ngadi.
« Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté les pygmées en arme blanche avant de poursuivre l’assaut dans d’autres parties de Ngadi », a témoigné un jeune habitant de la zone.
Un premier bilan faisait état de six civils tués. Parmi les victimes figure Nzanzu Mangese, une personnalité connue dans la région.
Les autorités locales ont ensuite annoncé qu’un autre civil, également membre de la communauté pygmée, avait succombé à ses blessures dans une structure sanitaire où il avait été admis pour des soins. Le bilan de l’attaque à Ngadi est ainsi passé à sept morts.
Le bourgmestre de la commune de Ruwenzori a également confirmé la mort d’un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), tombé lors des combats alors qu’il tentait de protéger la population contre les assaillants.
Par ailleurs, sept autres corps de civils ont été découverts dimanche avant-midi sur l’axe Vemba-Katota, à l’est de Ngadi. D’après des sources locales, ces victimes auraient été tuées par les mêmes rebelles ADF avant l’attaque menée dans le quartier Ngadi.
Le bilan provisoire de ces violences s’élève désormais à quatorze civils tués, dont sept à Ngadi et sept sur l’axe Vemba-Katota. Plusieurs habitants restent encore portés disparus, tandis qu’un climat de peur persiste dans cette partie de la ville de Beni.
Les forces de sécurité poursuivent les opérations de traque contre les assaillants dans la zone.
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