L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déconseillé la fermeture des frontières face à la résurgence de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo.

© (Xinhua/Wang Songyu)
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’a affirmé à l’issue d’un entretien avec la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka.
Selon le chef de l’OMS, la RDC dispose de l’expérience nécessaire pour contenir cette nouvelle flambée épidémique grâce aux mécanismes de riposte déjà éprouvés lors des précédentes crises sanitaires.
« Notre position à ce sujet en tant qu’OMS, c’est que ce n’est pas nécessaire de devoir imposer la fermeture des frontières », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Il a indiqué que les mesures classiques de santé publique, notamment la recherche des contacts, le dépistage rapide, l’isolement des cas et la prise en charge médicale, demeurent les moyens les plus efficaces pour limiter la propagation de la maladie.
L’épidémie actuelle est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante relativement rare déjà identifiée en Ouganda en 2007 et en RDC en 2012 à Isiro, dans la province du Haut-Uele.
Le responsable de l’OMS a expliqué que cette rareté a longtemps ralenti le développement de vaccins et d’outils diagnostiques adaptés.
Toutefois, il a annoncé que plusieurs vaccins candidats seront prochainement introduits et testés dans le cadre de la riposte en cours.
« Nous espérons que ces vaccins seront prêts dans les mois qui viennent », a-t-il précisé, évoquant une avancée importante dans la lutte contre cette forme du virus Ebola.
Par ailleurs, Tedros Adhanom Ghebreyesus a salué les efforts du gouvernement congolais qui a déjà mobilisé plus de 20 millions de dollars américains pour soutenir les opérations de riposte et renforcer le système national de santé.
Malgré les défis sécuritaires et les déplacements de populations observés dans certaines zones touchées, l’OMS estime que l’expérience acquise par la RDC dans la gestion des précédentes épidémies constitue un atout majeur pour mettre fin à cette nouvelle flambée.
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