Dans la province de l’Ituri, les opérations de désarmement et de démobilisation se poursuivent avec l’appui de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Après le territoire de Djugu, c’est au tour du territoire d’Irumu d’enregistrer une nouvelle vague de reddition d’anciens combattants.

Mercredi 8 avril 2026, soixante ex-combattants, dont quatre femmes, issus du groupe armé « Chini ya Tuna », ont été officiellement démobilisés par le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS).
Ces ex-combattants avaient été préalablement désarmés au mois de mars par les éléments de la 32ᵉ région militaire, avec l’appui des affaires civiles de la MONUSCO. Cette dernière, dans le cadre de son mandat de protection des civils et de stabilisation des zones en conflit, a accompagné les autorités congolaises dans cette opération, notamment à travers la sensibilisation, l’encadrement communautaire et l’appui technique au processus DDRCS.
Lors de cette phase de désarmement, les ex-combattants avaient remis six armes de type AK-47, un revolver ainsi que plusieurs munitions, en présence des autorités territoriales et des représentants onusiens.
La cérémonie de remise des cartes de démobilisation s’est déroulée en présence du coordonnateur provincial ad intérim du P-DDRCS en Ituri, Flory Kitoko Manianga, d’une délégation de la coordination nationale, des contingents indonésiens de la MONUSCO supervisé par le Major d’infanterie Zulfahmi K. Depari, de l’équipe locale du programme à Irumu, des chefs coutumiers ainsi que du directeur des opérations de la 32ᵉ région militaire, Faustin Bozibo.
Selon les responsables du programme, cette activité s’inscrit dans une série d’opérations menées conjointement avec les partenaires nationaux et internationaux, dont la MONUSCO, pour favoriser le retour des ex-combattants à la vie civile et contribuer à la stabilisation durable de l’Ituri.
Parmi les bénéficiaires, Édouard Matope, ancien porte-parole du groupe armé « Chini ya Tuna », explique que leur reddition est le résultat des campagnes de sensibilisation menées notamment avec l’appui des équipes du P-DDRCS et de la MONUSCO.
« Nous avons saisi cette opportunité pour déposer les armes et revenir dans la vie civile », a-t-il déclaré.
Il a toutefois appelé les autorités congolaises à renforcer les dispositifs sécuritaires dans les entités de Walese-Vonkutu, confrontées à la menace persistante des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
De son côté, Annie Kunyu Zaïna, sous-gestionnaire de la base de données à la coordination nationale du P-DDRCS, a encouragé les femmes et jeunes filles encore présentes dans les groupes armés à répondre à l’appel du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, en faveur de la paix en Ituri. Elle a salué le courage des quatre ex-combattantes ayant accepté de déposer les armes pour intégrer le processus de réinsertion.
La MONUSCO, à travers ses composantes civiles et militaires, continue de jouer un rôle clé dans l’accompagnement du P-DDRCS, en facilitant le dialogue communautaire, en soutenant les opérations de désarmement et en contribuant à la protection des populations civiles.
Ces opérations traduisent la volonté des autorités congolaises, appuyées par leurs partenaires dont la MONUSCO, d’intensifier les efforts de désarmement et de stabilisation dans les zones encore affectées par la présence des groupes armés en Ituri, une priorité défendue par le coordonnateur national du P-DDRCS, le professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita.






